Camille ClausStrasbourg, 1920 - 2005, Strasbourg« Sans titre (Homme et femme) »Huile sur toile 100x65cm (chaque tableau) Signature en bas à droite 1997
Camille CLAUS "Sans titre" dyptique, 100x65cm chaque - 1997
Camille CLAUS "Sans titre" dyptique, 100x65cm chaque - 1997
Camille CLAUS "Sans titre" dyptique, 100x65cm chaque - 1997
Camille CLAUS "Sans titre" dyptique, 100x65cm chaque - 1997
Camille CLAUS "Sans titre" dyptique, 100x65cm chaque - 1997
Camille CLAUS "Sans titre" dyptique, 100x65cm chaque - 1997
EXCEPTIONNELLE ET RARE PAIRE DE TABLEAUX DE L'ARTISTE FORMANT DYPTIQUE !
Ce diptyque monumental (sans titre), réalisé en 1997 par Camille Claus, se compose de deux huiles sur toile de 100 × 65 cm chacune. L’ensemble présente, dans une frontalité silencieuse, une figure féminine à gauche et une figure masculine à droite, traitées non comme des portraits individualisés mais comme des présences archétypales, presque immatérielles.
Les corps, réduits à des silhouettes épurées, se détachent sur des fonds aux nuances diaphanes — gris perle, mauves, bleus et ocres pâles — qui semblent se diffuser autour des figures plutôt que les contenir. Claus renonce ici à toute description anatomique précise : ni traits du visage, ni détails vestimentaires, ni indications spatiales. Le corps devient forme-limite, contour lumineux, inscrit dans un champ chromatique méditatif. Cette économie de moyens confère à l’œuvre une dimension à la fois symbolique et introspective.
La composition du diptyque repose sur un jeu de correspondances et de tensions. Les deux figures, bien que séparées par la césure matérielle des toiles, dialoguent par leurs postures levées et leurs gestes ouverts. Les bras, étirés vers le haut, instaurent un mouvement ascensionnel commun, suggérant une quête, une élévation ou un appel. La dissymétrie subtile des attitudes — plus retenue chez la figure féminine, plus expansive chez la figure masculine — nourrit une lecture dialectique de l’ensemble, sans jamais tomber dans l’illustration narrative.
La matière picturale est lisse, finement travaillée, presque veloutée. Les transitions chromatiques sont fondues, sans rupture brutale, créant une atmosphère de suspension temporelle. Cette maîtrise du glacis et de la modulation tonale inscrit l’œuvre dans la phase tardive de Claus, marquée par une peinture de l’essentiel, où la couleur devient le principal vecteur d’émotion et de sens.
Daté de la fin du XXᵉ siècle, ce diptyque témoigne de l’intérêt constant de l’artiste pour les thématiques de la dualité, de l’altérité et de la relation — homme et femme, présence et absence, unité et séparation. L’absence de titre renforce encore cette ouverture interprétative, laissant au spectateur la liberté de projeter sa propre expérience sur ces figures anonymes, à la fois proches et lointaines.
Par son format, sa retenue expressive et sa charge symbolique, cet ensemble s’impose comme une œuvre majeure de la production tardive de Camille Claus. Il illustre une peinture méditative, intériorisée et universelle, où le corps humain, réduit à sa plus simple apparition, devient le lieu d’une réflexion silencieuse sur la condition humaine et le rapport à l’autre.
Information(s) supplémentaire(s) : Bon état de conservation. Nous joigons une carte postale où figure les deux tableaux.
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