Henri Marchal

Essey-lès-Nancy, 1878 - 1942, ?

« La cathédrale de Strasbourg et le pont du corbeau »

Huile sur toile

Cathédrale de Strasbourg

65x54cm

Signature en bas à gauche

Henri MARCHAL La cathédrale de Strasbourg et le pont du corbeau huile sur toile, 65x54cm (détail). Henri Marchal
Henri MARCHAL "La cathédrale de Strasbourg et le pont du corbeau" huile sur toile, 65x54cm (détail)
Henri MARCHAL La cathédrale de Strasbourg et le pont du corbeau huile sur toile, 65x54cm (avec son cadre). Henri Marchal
Henri MARCHAL "La cathédrale de Strasbourg et le pont du corbeau" huile sur toile, 65x54cm (avec son cadre)
Henri MARCHAL La cdrale de Strasbourg et le pont du corbeau huile sur toile, 65x54cm (verso). Henri Marchal
Henri MARCHAL "La cdrale de Strasbourg et le pont du corbeau" huile sur toile, 65x54cm (verso)

Dans cette huile sur toile représentant la cathédrale de Strasbourg et le Pont du Corbeau, Henri Marchal propose une vision structurée et lumineuse de l’un des sites les plus emblématiques de la ville. L’artiste, actif durant les premières décennies du XXᵉ siècle, s’inscrit ici dans la tradition du paysage urbain, tout en affirmant une sensibilité moderne marquée par la synthèse des formes et la primauté de la lumière.

La composition s’organise selon une construction rigoureuse : au premier plan, l’arche massive du pont enjambe l’Ill, tandis que les maisons aux toits pentus structurent l’espace intermédiaire. À l’arrière-plan s’élève la silhouette élancée de la flèche de la cathédrale, traitée comme un axe vertical majeur qui ordonne toute la scène. Cette articulation entre horizontalité du pont et verticalité de la tour crée un équilibre harmonieux, conférant à l’ensemble une stabilité presque architectonique.

La palette, dominée par des ocres chauds et des roses brique, restitue la matière caractéristique du grès vosgien, magnifié par une lumière claire et diffuse. Les ombres, posées en larges aplats bleutés et violacés, structurent les volumes sans alourdir la composition. Marchal ne cherche pas une transcription minutieuse des détails gothiques ; il simplifie les formes, suggère les fenêtres et les pignons par des touches fermes et synthétiques, privilégiant l’impression d’ensemble à la précision documentaire.

L’animation urbaine, rendue par de petites silhouettes et la présence d’un véhicule sur le pont, inscrit la scène dans une modernité discrète. L’artiste parvient ainsi à conjuguer la permanence monumentale de la cathédrale — véritable symbole identitaire strasbourgeois — et la vie quotidienne qui s’écoule à ses pieds. Le kiosque publicitaire, traité comme un élément vertical secondaire, accentue encore la profondeur et témoigne de l’inscription du motif dans son époque.

La touche, visible mais mesurée, révèle un peintre attentif aux effets atmosphériques : le ciel clair, ponctué de nuées légères, baigne la ville d’une lumière sereine qui tempère la monumentalité de l’édifice. L’ensemble évoque une Alsace apaisée, où patrimoine et modernité coexistent dans un équilibre subtil.

Par cette œuvre, Henri Marchal livre non seulement une vue topographique reconnaissable, mais surtout une interprétation sensible de Strasbourg, où la cathédrale, loin d’être un simple décor, devient le pivot symbolique d’un paysage urbain vivant et harmonieux. Cette toile s’inscrit ainsi dans la continuité des représentations du patrimoine alsacien au début du XXᵉ siècle, tout en affirmant une approche picturale synthétique et lumineuse, caractéristique de son style.

RCS STRASBOURG TI 525 048 492 - Neustadt Galerie - Galerie Kiwior - 28 Avenue de la Marseillaise - 67000 Strasbourg France - contact@neustadtgalerie.com - Mentions légales
mots clefs :

XXX